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  • Catherine HENKINET, 2006
    catalogue de l’exposition : « Picto(s) », ISELP_2006

    Un code nous barre le champ de vision, l’espace se métamorphose et prend vie au-delà des interstices.

    Le visiteur perçoit un univers passé au crible d’un code-barre figé qui, peu à peu, se métamorphose sous l’effet de nos mouvements. L’interligne prend vie et s’anime entièrement au verso, pour nous apparaître dans un grouillement de profils humains en marche. C’est l’activité inhérente à la ville, transposée à l’espace d’exposition, dont Nicolas Grimaud nous parle.

    En effet, ces multiples portraits, car c’est bien de cela qu’il s’agit, se chevauchent pour nous inviter au tourbillon de la vie. Les personnages, de plus en plus identifiables, sont issus de son entourage. Leur apparence découle d’une réflexion sur les typologies pictographiques humanoïdes des panneaux routiers tels les enfants aux abords des écoles, les ouvriers au travail ou les passants des voies piétonnes. Ceux-ci se déclinent sous divers aspects à l’inverse d’autres pays plus stricts en la matière. Une variation caractéristique de l’éclectisme national qui s’affirme ici avec une forte individualité.

    Les diverses silhouettes prolifèrent stylistiquement pour devenir un genre démultiplié à l’infini en une déclinaison plus personnelle que le pictogramme stricto sensu. Il s’apparente à un grand portrait de famille rendu anonyme à nos yeux par les formes colorées et les contours sinueux où le visiteur prend place par transparence.

    Le tableau s’anime et s’insinue dans l’espace pour lui donner sens.

    Catherine Henkinet, 2006

    visiter l’expo : « Picto(s) » à l’ISELP